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Test capteur de puissance garmin vector 3S

3 octobre 2019
Test Garmin Vector 3S

Lors du commencement de ma préparation pour l’Ironman de Zurich, mon coach m’a questionné pour savoir si j’avais l’intention d’acquérir un capteur de puissance pour cette prépa. N’ayant jamais utilisé un capteur avant, je ne savais pas vraiment l’utilité réelle que pouvait apporter un tel objet pour la pratique du vélo.

Réservé avant à une élite, il est maintenant démocratisé et plusieurs concurrents sont sur le secteur (favero, powertap, garmin,….). Après avoir cherché sur internet plusieurs informations sur le sujet, j’ai voulu tenter l’expérience en testant le capteur de puissance garmin vector 3S. L’occasion de voir l’utilité que représente cet objet.

1/ Capteur Garmin Vector 3 : qu’est-ce que c’est ?

Concrètement, il sert à mesurer la puissance en Watts (force X vitesse d’exécution) développée par un cycliste lors de l’appui sur les pédales.

Aujourd’hui, la majorité des capteurs à un prix « accessible » se vendent sous forme de pédales à fixer directement sur le vélo.

Lors de l’achat, deux options :

  • Soit l’achat d’un capteur ‘une pédale’ (la puissance sera mesurée seulement sur un pied, modèle 3S pour Garmin)
  • Ou l’achat double pédale (capteur à chaque pédale, mais prix presque doublé, modèle 3)

La version simple pédale est à 499,99€ et la version double à 899,99€

Pour ma part j’ai opté pour la version S.

  • Packaging Garmin Vector 3S:

Test Garmin Vector 3S

Test Garmin Vector 3S

On trouve donc dans la boîte :

  • Les pédales
  • Les cales (il n’est pas forcément nécessaire de mettre celle-là)
  • La documentation

Caractéristiques techniques Garmin Vector 3S :

  • Il s’installe comme n’importe quelle autre pédale, pour un transfert rapide d’un vélo à un autre.
  • Il indique la cadence et la puissance totale (en watts)
  • Mise à niveau facile vers un système à deux capteurs (vers la version double)
  • Intégration totale à la gamme de produits Garmin cycle afin de simplifier l’analyse des données.
  • Mises à jour simplifiées via les compteurs de vélo Edge® compatibles, le réseau ANT+®, les appareils de sport compatibles Bluetooth®1 ou l’application Garmin Connect Mobile
  • Autonomie de la batterie : jusqu’à 120 heures

2/ L’installation et la configuration

Pour l’installation, c’est hyper simple et automatisé pour la quasi totalité des réglages. Dorénavant, même les angles de montages sont configurés automatiquement !

On fixe les pédales avec une clé à pédales (et non une clé allen) puis on vérifie que les LEDs sont bien espacés de plus de 2mm par rapport à la chaîne lorsque l’on est sur le grand plateau et le petit pignon. En effet, si l’espace est plus réduit et que la chaîne touche, le capteur ne fonctionnera pas.

Test Garmin Vector 3S

En cas de problème, les rondelles dans la boîte servent à augmenter cet espace.

On vérifie bien que la LED s’allume en rouge et on passe à la partie calibrage !

Il est recommandé de calibrer les pédales avant chaque sortie. Pour cela, tout se passe sur l’app, la montre ou le capteur suivant ce que vous avez chez vous. On met les pédales bien à l’horizontale, puis on sélectionne juste l’option “calibrer”. Il est même possible d’automatiser cette fonction.

Après, on roule !

3/ Un entraînement optimisé ?

Pour commencer, j’ai fait ce qu’on appelle un test ftp (Functional Threshold Power), qui permet de déterminer les zones de puissance d’un cycliste.

Le principe : il faut développer le maximum de puissance sur 20min (en essayant de rester régulier et évidemment de ne pas se cramer dès le début). Ce test va faire ressortir la puissance moyenne que je suis capable de développer pendant X minutes et cette donnée va permettre de fixer les zones dans lesquelles je vais pouvoir travailler lors de l’entraînement.

Concrètement, sans capteur, les zones sont faites habituellement en fonction des battements cardiaques et c’est donc beaucoup moins précis.

C’est tout l’intérêt du capteur, professionnaliser son entraînement pour l’optimiser et être plus performant au moment de la compétition.

Test Garmin Vector 3S

Données en Watts après la séance sur garmin connect

4/ Utilisation du capteur de puissance garmin vector 3S

Les prérequis sont de télécharger l’app garmin connect (vous l’avez déjà si vous avez un produit garmin style montre ou capteur) et également, si possible, avoir une montre ou un capteur pour voir les données en live (sinon le capteur a peu d’intérêt).

Pour ma part, j’ai une garmin forerunner 735XT et le couplage se fait automatiquement grâce au bluetooth lors de chaque sortie, ce qui me permet d’avoir les données en temps réel sur ma montre (puissance moyenne 10s, puissance réelle,…). Les données sont claires et simples à analyser.

Si vous devez faire une séance où vous devez développer pendant 1h de 130 à 150W vous n’avez plus qu’à suivre la montre ou le capteur !

À chaque fin de sortie, on retrouve les données dans garmin connect comme ceci :

Test Garmin Vector 3S

Autre exemple sur les données sur une sortie avec du dénivelé :

Test Garmin Vector 3S

Test Garmin Vector 3S

5/ Une donnée précise qui permet d’économiser les jambes pour le marathon

Dans mon cas, l’objectif était de définir me zones à l’entraînement grâce au capteur pour trouver les watts que je devrais développer sur ma partie vélo lors de mon Ironman. Étant donné que j’enchainais après par un marathon, il fallait, si possible, ne pas avoir les jambes lourdes suite à cette partie vélo.

Grâce au capteur et en suivant les watts prévus par mon coach sur les 180km, j’ai pu éviter ce problème qui peut facilement vous faire vivre un calvaire…

Test Garmin Vector 3S

6/ Bilan du test du capteur garmin vector 3S

Au final, j’ai été assez impressionné par la facilité d’utilisation et la fiabilité des données.

Avant de savoir réellement ce qu’était un capteur de puissance, j’avais peur que les données soient hyper compliquées à analyser et que la configuration de l’appareil soit un cauchemar.

Grâce à ça, j’ai pu mieux optimiser mon entraînement et avoir des données super précises à suivre pour ma course. Cela m’a permis d’économiser mes jambes pour le marathon, chose qui aurait été beaucoup plus difficile sans capteur où j’aurais du me fier à mon cardio exclusivement (et potentiellement arriver sur le marathon avec le lactique dans les jambes).

J’ai donc retrouvé une vraie valeur ajoutée en utilisant un capteur même si le prix de l’objet reste tout de même un investissement conséquent (500-600€ pour une entrée de gamme…). Un investissement donc à faire pour vraiment rentrer dans l’optimisation.

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