Running, Sport

[COMPTE-RENDU] WEEKEND SEMI-MARATHON DE BORDEAUX

25 mars 2018

Après un semi de Paris où j’étais seul à prendre le départ (1h37 avec une prépa entachée par une blessure persistante au genou), nous avions coché la date du 24 mars dans le calendrier pour se re-tester sur ce format. Cette fois-ci, nous étions tous les deux prêts à découvrir la ville de Bordeaux et son fameux semi-marathon nocturne !

ARRIVÉE SUR BORDEAUX

Vendredi 23 Mars, direction la gare Montparnasse pour un trajet de 2h04 précisément. Vu la galère que représentait cette liaison avant la ligne à grande vitesse, c’est un vrai confort de pouvoir traverser la France si rapidement. On profite du train pour étudier le parcours de la course et regarder les dernières infos pratiques pour le retrait des dossards. Après en avoir discuté avec plusieurs personnes, le semi semble plat mais courir de nuit a l’air de rendre les choses un peu plus spéciales, à vérifier…

Arrivés à la gare Saint Jean sur le coup des 20h, direction l’hôtel Pullman Bordeaux Lac accessible directement depuis le tram C en une vingtaine de minutes. L’hôtel se trouve dans un pôle attractif de la ville (proximité du stade, du parc des expositions,…) et à côté du lac de Bordeaux comme son nom l’indique (on va passer notre tour sur la baignade cette fois-ci…).

Pullman Bordeaux Lac

Le hall est moderne, bien décoré, avec des sculptures d’animaux à la Orlinski. On se check-in et on monte au 4ème étage découvrir nos deux chambres. Et là, surprise, deux suites hyper grandes juste pour nous avec en prime un petit cadeau de l’hôtel pour se donner du courage avant le semi (notez que nous n’avons pas touché la bouteille de vin).

Pullman Bordeaux Lac

Pullman Bordeaux Lac

Pullman Bordeaux Lac

LE JOUR J

Petit-déj

Réveil tranquillement à 9h (l’avantage de faire le semi en soirée) et on part pour le meilleur moment de la journée (et dans les hôtels), le petit-déj ! Autant vous le dire tout de suite, le buffet est juste ouf et on en a bien profité. Pancakes à volonté, muffins, crêpes, fruits, yaourts, croissants, pains aux chocolats, céréales, buffet salé,… bref ça serait trop long de tout énumérer mais la photo parle d’elle même.

Pullman Bordeaux Lac

On avait prévu les maillots de bains pour piquer une tête dans la piscine extérieure chauffée, mais à cette période de l’année elle était malheureusement fermée. On s’est donc rabattu sur la salle de fitness pour quelques étirements en fin de matinée avant de partir retirer les dossards.

Retrait des dossards

Le retrait des dossards a lieu sur le quai richelieu à proximité de la place de la bourse et son célèbre miroir d’eau. Il y a déjà pas mal de monde à l’entrée. On tombe par hasard sur la team doublet qui est présente sur l’épreuve pour la signalétique. On en profite pour faire un point sur notre prépa pour l’half ironman d’Aix en Provence en mai prochain. On continue ensuite notre petit tour du village direction le stand i-run pour saluer le poto frenchfuel. L’occasion de faire la classique photo d’avant course (vous n’aurez plus d’excuses pour vous tromper maintenant 😉 ).

La vraie question était de savoir à quelle heure s’alimenter ? Étant habitués des courses matinales, la routine est établie avec le petit-déj trois heures avant la course. Mais là, avec un départ à 20h, on ne sait pas trop comment faire. Au final, on opte pour le classique plat de pâte aux alentours de 15h.

Repas et sieste d’avant course

Alerte bon plan : si vous cherchez un restau sympa et pas cher, direction le bocal de tatie josée. Chaque jour, un menu différent est préparé en fonction du marché, des saisons et des inspirations de la maison. Parfait pour nos croustillants aux chèvres et nos pâtes bolognaises.

S’en suit une visite du centre-ville historique de Bordeaux pour la digestion. Pour ma part, je découvre cette ville car je n’avais jamais encore eu l’occasion d’y aller et je dois dire que le cadre est vraiment sympa. L’avantage est que les sites touristiques sont assez proches les uns des autres et que le quartier historique est presque entièrement piéton ce qui est agréable.

Bien sûr, course en soirée oblige, la sieste est fortement recommandée. On se repose donc quelques heures dans la chambre et c’est déjà l’heure de repartir. On a longtemps hésité sur les tenues de course car la météo annoncée était catastrophique (pluie, vent, froid…). Au final, ça sera manches longues et simple short en bas.

La course

En arrivant au départ, mauvaise surprise, c’est la tempête ! De la pluie, du vent glacial, on s’abrite un peu sous la terrasse d’un bar et on repousse l’échauffement de quelques minutes le temps que ça se calme. Par chance, la pluie cesse et on part courir une quinzaine de minutes le long des quais pour la mise en jambe. On rentre dans le sas 1h30 vers 19H45 et là, c’est de nouveau la tempête pendant 10 (longues) minutes. On se fait arroser et le vent est violent. Si le temps reste comme ça, la course va être longue… Le speaker essaye de nous rassurer comme il peut (spoiler : ça ne marche pas). Juste le temps de prendre un selfie d’avant course et le départ est donné vers 20h05.

Marathon de Bordeaux

1er au 5km

Pour info, les marathoniens et les semi-marathoniens partent dans le même sas. Comme pour toutes les courses, durant les premiers 500m, il y a énormément de monde et j’essaye de me faufiler entre les coureurs pour ne pas être trop ralenti.

Nous longeons les quais et le début de parcours est plat. Ça permet de maintenir une bonne allure histoire de faire monter le cardio (je pars sur des bases en 4:20-25/km). J’ai néanmoins du mal à trouver mon souffle. En arrivant au 3ème km, première difficulté avec le pont Chaban Delmas. C’est un peu “l’Alpe d’Huez” du parcours avec une montée raide mais rapide et énormément de spectateurs sur les côtés. Le vent souffle fort car on est très exposés.

Je m’aperçois que je ne suis pas en super forme car j’ai encore du mal à trouver mon rythme. Je passe la barre des 5 premiers km en 21’29 (Jérémy en 21’08).

5ème au 10km

Premier ravito, je décide de prendre de l’eau. Il n’y a malheureusement que des gobelets ce qui n’est pas très pratique pour boire sans s’arrêter et ne pas s’en mettre partout. Surtout, ça fait peu en quantité.

Ensuite, ça remonte un peu en direction du pont de pierre où il y a encore beaucoup de monde et une ambiance de dingue. Juste le temps de savourer et on remonte encore lorsque l’on rentre dans le centre-ville. Je décide de prendre un gel plus tôt que prévu, au 7ème km, car je me sens pas en forme.

Globalement, durant toute la course, ce n’est pas forcement des grosses montées mais beaucoup de faux plat qui casse les jambes. On passe devant l’Opéra au 9ème km et la pluie redouble d’intensité.

Je passe les 10km en 44’39 (Jérémy en 42’34).

10ème au 15km

On commence à quitter le centre-ville et il y a logiquement moins de monde au bord de la route. Il fait nuit, froid, il pleut : personnellement, c’est la partie que j’ai trouvé le plus dur.

C’est là que je me suis rendu compte que les courses de nuit accentuent moralement le côté « solitude » et ça doit être très très long sur la distance marathon. Encore à ce moment-là, je n’ai pas réussi à bien rentrer dans la course et je vois mon allure faiblir à partir du 13ème km.

Pour me motiver, je repère un gars qui court sur le même rythme que moi et je prends un deuxième gel au 14ème km. Je passe les 15km en 1’07’14 (Jérémy en 1’04’07).

15ème au 21km

Du 15ème au 17ème, nous sommes dans la zone des « bassins à flot ». C’est une zone industrielle et il n’y a pas grand monde. On passe à proximité de la cité du vin (mais pas le temps de visiter). À partir du 17ème km on retrouve le centre-ville et le fameux pont Chaban Delmas que nous avons déjà emprunté. « L’Alpe d’Huez » est cette fois-ci déserte et tout le monde « pioche » dans la montée.

Paradoxalement, à partir du 18ème km, ça commence à aller mieux et je retrouve un bon rythme. Je rattrape pas mal de monde sur les quais et j’aperçois les lumières du pont de pierre ainsi que l’arche d’arrivée.

Avant d’entrée sur le pont, je prends un dernier verre d’eau pour engager le sprint final. Il y a beaucoup de monde et l’ambiance est vraiment ouf. J’ai rarement vu ça sur une course. Pour le coup, la nuit rajoute une ambiance spéciale car les gens se lâchent encore plus pour vous encourager.

Je finis en 4:05/km et je franchis l’arche violette du semi-marathon de Bordeaux en 1’35’39 (760ème/12283). Jérémy le termine lui en 1’31’16 (458ème/12283).

Au final, je n’ai jamais eu l’impression de trouver mon rythme durant les 21km et paradoxalement je ne suis jamais monté super haut au niveau cardio (environ 165 bpm de moyenne). Je finis bien physiquement mais je manquais d’énergie pendant la course (peut-être parce que c’était le soir).

Résumé

Malgré la météo, j’ai quand même pris beaucoup de plaisir à découvrir ce parcours et cette nouvelle ville. L’ambiance est exceptionnelle et le format de « nuit » est à tester ! L’organisation est au top et toute la ville est mobilisée pour ce marathon.

Dimanche

Réveil tardif après une bonne nuit de récup. RAS coté courbatures et on profite une dernière fois de la machine à pancakes du Pullman (faut vraiment que j’investisse dans un tel dispositif) avant le check-out.

Pullman Bordeaux Lac

Direction le centre-ville pour une ultime visite (malheureusement encore sous la pluie) et il est déjà temps de reprendre le train pour le retour à Paris.

Bilan

On voulait vous remercier pour votre soutien, vos nombreux messages et vos encouragements sur le parcours. Je vous recommande vraiment de venir passer un séjour à Bordeaux et d’en profiter pour tester le semi (ou le marathon pour les plus motivés). Félicitations à l’ensemble des finishers de cette édition et à l’année prochaine ?

Julien

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