Sport

Bigorexie : sommes-nous tous “addicts” ?

13 novembre 2017
bigorexie

Depuis quelques années, le terme bigorexie est apparu pour désigner une personne devenue dépendante d’une activité sportive excessive. Beaucoup de choses ont été écrites sur le sujet et, après études des différents points de vues, je trouvais intéressant d’éclaircir cette “addiction”. Petite précision, je ne suis absolument pas un expert médical et ce que je vais dire n’engage que moi à travers ma pratique sportive et mon expérience. 

Faire plus de 3 séances par semaine = addiction ?

Dans l’imaginaire collectif, une personne qui va faire “beaucoup” de sports (au moins 3-4 fois par semaine) va être dans l’addiction. Personnellement, je pense qu’il est difficile de qualifier la “bigoréxie” sur la quantité de sport pratiqué.

En effet, selon le sport pratiqué, nous n’avons pas les mêmes heures sur le terrain. Prenez l’exemple d’un cycliste qui réalise deux sorties longues par semaine. Il pourra facilement cumuler plus de 8h de route alors qu’il n’a fait que “deux” séances de sport. Même exemple pour un triathlète, qui va facilement faire monter le “compteur temps”.

À contrario, une personne qui se rend à la salle de sport 30 minutes par jour va cumuler 3h30 de sport par semaine mais elle aura pratiqué sept séances durant sa semaine.

Qui est le plus “addict” entre les deux ? Personne ? Les deux ?

Le but de cet exemple est de montrer que, peu importe votre temps passé à faire du sport, c’est surtout l’incidence qu’a votre pratique sur votre vie quotidienne.

La remise en cause de son environnement personnel et professionnel

Pour moi, c’est un des facteurs d’alerte pertinent et auquel il faut faire attention.
Pour prendre un exemple concret, une personne va souvent être déçue lorsqu’elle n’arrive pas à suivre un plan d’entraînement ou lorsqu’elle a des impératifs professionnels qui l’empêche de réaliser sa séance de sport quotidienne (moi le premier). C’est tout à fait normal mais cela ne doit pas être vécu comme une “agression”. Ce sont des choses qui arrivent et il est important de relativiser dessus. Il y a toujours un moyen d’arriver à ses objectifs et un contretemps s’avère souvent être une opportunité (se reposer, développer un autre projet, revenir plus fort…).

Personnellement, je ne refuse jamais un week-end en famille, une sortie avec mes amis proches, des vacances,.. Ces moments-là sont très précieux et ils ne pourront jamais être remplacés par quoi que ce soit.

Si vous êtes dans cette situation, posez-vous tranquillement afin de définir vos priorités et de trouver le meilleur équilibre pour vous entre votre pratique et ces dernières.

Avoir en tête la performance avant le plaisir

C’est un sujet que j’avais déjà abordé dans cet article mais c’est une des clés pour ne pas tomber dans l’excès. C’est un sujet qui me tient à coeur car je constate trop souvent des personnes complexées par leurs temps, performances,.. Les réseaux sociaux sont souvent très “pervers” dans la comparaison. C’est un comportement sain de se comparer aux autres pour progresser mais quand cela devient obsessionnel c’est très problématique. S’il vous plait, faites du sport pour vous et servez vous de la motivation des autres pour progresser.

Le sport doit rester un plaisir que vous passiez 15h par semaine à suer ou que vous courriez occasionnellement. Les distances, les temps, etc.. n’ont rien à voir avec ça. Nous ne sommes pas des professionnels et nous sommes tous dans la même “famille”.

Comprendre le sportif

De l’autre coté, il est important de comprendre les sportifs. Certaines personnes adorent sortir faire la fête, peindre, regarder des séries,… et bien pour d’autres c’est le sport.
C’est juste normal et loin d’être déconnant de consacrer du temps pour ça. Cela reste une passion “saine” (à condition d’être raisonnable comme évoqué avant). Il faut avant tout trouver son plaisir personnel, faire les choix en fonction de ses envies et ne pas se mettre de pression.

Pour conclure, tout est une question de perspective. Parfois le sport va prendre beaucoup de place dans votre vie mais vous allez savoir gérer ça sans problème par rapport à vos priorités (même si le regard des autres pourrait vous faire penser le contraire). Pour d’autres cas, ça devient plus complexe et il faut prendre du recul et essayer de comprendre pourquoi nous en sommes arrivés là. En résumé, l’équilibre et les choses qui nous semblent importantes dans la vie sont un mélange essentiel pour que la pratique reste avant tout un plaisir mesuré !

Jérémy

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