trifonctions homme-trifonctions femme-juje triathlon

Musculation, Running, Sport

Comment (j’essaye) de bien combiner musculation et running

1 mai 2017
Triathlon de Chantilly

Dès que je me suis intéressé à la musculation/fitness, je n’ai pas attendu longtemps avant d’entendre que je devrais mettre ma passion des sports d’endurance de côté pour pouvoir réellement progresser. Vrai ou faux ? Je n’avais jamais eu l’impression que c’était un obstacle pour moi.

Les raisons ? Les sports d’endurance, comme le running, feraient perdre de la masse musculaire et donc empêcheraient de progresser en musculation. Je ne vous apprends rien en vous disant ça car cela répond à une logique physiologique. C’est d’autant plus vrai en voyant les vainqueurs des marathons, etc… Les physiques sont fins et il n’y a pas d’intérêt à “s’alourdir”. Mais est-ce que la pratique de la course à pied de manière régulière m’empêcherait de vraiment prendre en masse musculaire ?

Quand j’ai commencé à pratiquer la musculation de manière intensive, je n’ai évidemment pas arrêté la course à pied car c’est un sport que j’affectionne et que je pratique depuis pas mal d’années. En deux mois, je n’avais pas beaucoup de résultats concernant ma prise de masse (je suivais pourtant à la lettre mon programme de musculation) et j’avais commencé à adapter mon alimentation.

J’ai donc commencé des recherches et je me suis renseigné auprès de sportifs confirmés de mon entourage pour connaitre leurs ressentis et leurs entrainements. Au final, la phrase qui est ressortie le plus souvent : “tout est une question de dosage”.

Je l’ai constaté par la suite, mais c’est vraiment une des clés pour comprendre comment nous pouvons combiner plusieurs sports (pas seulement musculation et running). J’ai donc adapté mon entraînement en diminuant mes sorties running lorsque je ne préparais pas de courses et en privilégiant les séances de musculation.

Par exemple, lorsque je préparais le marathon je faisais 3 à 4 séances de run par semaine et presque pas de musculation. Hors prépa de courses, j’allais 3 fois par semaine à la salle et je me contentais de courir 1 ou 2 fois maximum.

J’ai eu quand même beaucoup de mal à diviser par deux mon nombre de séances de run car j’avais peur de perdre rapidement tous les progrès des mois précédents. Mais bon, il fallait bien essayer de cumuler au maximum les deux en testant différentes formules.

Au fur et à mesure de mes entraînements, je voyais que ça marchait et que le dosage 70% muscu 30% course fonctionnait le mieux pour moi. Point important, j’ai adapté mon alimentation en ayant un apport calorique suffisant en protéines. Sans ça, je ne pense pas que j’aurais réussi à vraiment atteindre cet objectif.

Mieux même, j’ai vu que ce renforcement musculaire contribuait à améliorer mes performances en running alors que je m’entrainais moins !

Evidemment, mon but n’était pas de devenir un body builder mais de simplement prendre deux ou trois kilos en masse (ce qui ne m’alourdissait pas énormément). Résultat : une meilleure foulée, un haut du corps plus gainé et le plus important, moins de blessures ! Se mettre à la PPG ou à la musculation ciblée à été vraiment un gros plus pour moi.

Au final, j’applique donc maintenant plusieurs principes simples :

  • Suivant mes objectifs de courses dans la saison j’adapte et je dose ma préparation mais je n’exclu jamais la musculation ou le renforcement musculaire (même si je prépare un marathon).
  • Pour maintenir ma masse musculaire j’essaye d’adapter au maximum mon alimentation afin d’avoir des apports en protéines suffisants.
  • Pour le running, je cible des zones précises du corps à travailler en salle : dos, abdominaux, adducteurs, ischios jambiers ou encore quadriceps.

Pour moi ça fonctionne très bien et je mesure l’impact de la préparation physique en ayant trouvé un bon dosage entre les deux sports ! Ça peut paraître assez basique mais je trouve que c’est important de le rappeler :). Et pour vous, c’est quoi votre dosage idéal entre vos sports favoris ?

Julien

Vous Aimerez Aussi